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César raconte...Le parler du haut pays Provençal

C'était le caganis de la famille tout le monde l'appellait cago-braio.

Quand il était niston sa mère le maillotait, devenu minot avec toujours sa morvèle pendue au nez elle l'agantait pour le faire maquer, souvent elle l'esquichait dans un canton en y filant un bacéou elle lui disait :

quand tu auras fini de passer sur les malons tu ne la laisseras pas sur le potager à côté du tian tu la mettras sous la pile, comme ça je te filerais des sous pour ta cachemaille et ce santi-beli il la croyait .
Elle barjaquait souvent mais elle avait la rogne quand il se faisait des bougnettes.

Oh ! Fan de chichourle, regarde un peu banaste de pacoulin on dirait que tu t'es radassé comme une cougourde, c'est pas toi qui va faire la bugade, djobi ! Lui bounias parpelegeait un peu mais ne boufait pas mot .

Quand il est devenu conscrit sa mère lui dit : espèce de madur arrête de pantailler , maintenant tu as fini de faire le dormiasse à longueur de journée, de lambiner, de bader comme un ravi, il faudra lamper le matin si tu veux pas te faire pessuguer et trouver des rataillons ou des bouts de sèbe à la cantine...

 

Les années ont passées, il se rappelait oh ! Fande chine ! Il a fini de se geler les amandons pour espincher que dégun s'escape.

Boudiou ! Il fallait rester tanqué là, sans même un assèti pendant deux heures.

Maintenant il a aganté une femme, une vraie sartan, raspi comme pas deux.

Elle restait souvent seule sur sa cadière avec son capèou plein de paparines à espicher par le fenestron.

Blagaïre comme il était, il avait réussi à se dépéguer d' elle.

Avec sa biasse sur le dos, dedans quelques rabasses qu'il avait rabaillé je ne sais où, il se recampait à son cabanon qu'il appelait sa bastide, il avait siflé quelques chicoulons mais aussi de bons canons, après avoir baroulé comme un boumian, il était empégué comme un aï.

Mais se couillon, en remontant la calade où il y avait dégun pour l'espincher, il a mal capité, il a pas fait mèfi des minots qui se chalaient comme des calus, de vrais destrussis on aurait dit un nuage de tavans.

En se dévirant pour les regarder, comme il était mal embraillé, un vrai marquemal, il a mis le pied sur une cagade de chien, il s'est embronché et est allé s'escagacer au beau mitan d'un moulon clafi de bordilles qui empouraquaient, son tafanari l'a emporté , il aurait pu se casser l'os bertrant, ça a fini de l'ensuquer.

Il est resté là tanqué dans son assèti comme un toti, il avait encore un peu de voio, oh ! Il faisait pas des bélugues, on ne voyait que son bédélet avec l'embouligue à l'air.

Dans un cafouche deux novis frottaient , va y de se chasper et de se donner des poutouns, ils restaient là tanqués sans faire de boucan.

Par chance un capelan passait par là l'entendant réner l'aida à se dépéguer en criant : Allez ! Boulègue, ou je te donne un pastisson espèce de calu.

Balin-balan il se lève un peu goïet pas beau peuchère, avec une gibe toute enfle sur le front, mais se fadoli il devait se languir de rentrer chez lui, après avoir fait une bèbe il s'est escampé comme si le curé lui avait donné un coup d'escoube, mais voilà une estrasse était accrochée à un pied et zou maï parterre.

Il s'est mis à raquer comme un malade, des gisclées de tous les côtés.

Après avoir cuvé 3 ou 4 heures, il arrivait chez lui.

Sa feme lui dit : c'est maintenant que tu arrive mon garri ?


A vous d'imaginer la suite pour moi l'histoire s'arrête là.

César Mégis

 
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